
Une organisation à but non lucratif engagée pour les droits,
le leadership et la résilience des femmes
autochtones en République Démocratique du Congo.

La République Démocratique du Congo, avec sa vaste superficie forestière et sa biodiversité exceptionnelle, est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique. Les femmes autochtones et rurales, en tant que gardiennes traditionnelles des ressources naturelles, doivent etre au cœur des stratégies d’adaptation et d’atténuation. Malheureusement, leur exclusion des processus décisionnels et le manque de financement dédié à leurs initiatives limitent l’efficacité des actions climatiques. C’est dans ce contexte que l’ANAFAC a été créée à Bukavu le 15 décembre 2018 par les femmes leaders autochtones et leurs organisations dans le but de jouer un rôle clé promouvant l’intégration du genre et l’autonomisation des femmes autochtones dans les politiques climatiques, contribuant ainsi à une approche plus inclusive et durable face aux défis environnementaux en République Démocratique du Congo.
Les femmes autochtones jouent un rôle central dans la gestion des ressources naturelles et la préservation de l’environnement. Traditionnellement, elles sont responsables de l’agriculture, de la collecte de l’eau et du bois de chauffage, ainsi que de la gestion des écosystèmes locaux. Cependant, elles sont souvent exclues des processus décisionnels liés à la gestion des ressources naturelles et à la formulation des politiques climatiques.
Un réseau créé et porté par les femmes autochtones pour construire un avenir plus juste, plus résilient et plus durable.
Les femmes autochtones congolaises jouissent pleinement de leurs droits et des solutions à leurs besoins spécifiques dans un Congo inclusif, non discriminatoire et résilient aux changements climatiques au cœur de l’Afrique
Contribuer au renforcement des capacités et du leadership des femmes autochtones et de leurs organisations afin de promouvoir leurs droits, préserver les savoirs traditionnels et développer des politiques et solutions durables, inclusives et résilientes aux changements climatiques en République Démocratique du Congo.


Les stratégies d’intervention de l’ANAFAC reposent sur le renforcement des capacités, le réseautage et la mobilisation et mutualisation des ressources, la coopération et la mobilisation communautaire pour maximiser l’impact collectif. Elles s’articulent autour de quatre axes majeurs : le plaidoyer commun, la gestion des connaissances, l’action sur le terrain et le renforcement des capacités. Les principales stratégies d’intervention sont axées sur le :
L’ANAFAC unifie sa voix pour peser sur les décisions publiques ou privées. Elle utilise le lobbying collectif et des campagnes de sensibilisation pour défendre des intérêts communs des femmes autochtones.
Les organisations des femmes autochtones membres mutualisent leurs expertises et disposent des bases de données communes des savoirs traditionnels, des espaces de veille et des communautés de pratique pour accélérer l’apprentissage spirituel et organisationnel autochtone.

L’ANAFAC est actuellement opérationnelle dans les provinces à forte densité des peuples autochtones dont le Sud Kivu, Nord Kivu, Maniema, Ituri, Tanganyika, Tshopo, Mongala, Kwango, Kwilu, Maindombe, Equateur ainsi qu’à Kinshasa en République Démocratique du Congo
PROVINCES
D’INTERVENTION
Des programmes adaptés aux besoins spécifiques des femmes autochtones et à leurs contextes territoriaux
Le principe du Consentement Libre, Préalable et Éclairé (CLPE) est un droit fondamental reconnu par le droit international des droits de l’homme. Il garantit aux peuples autochtones le droit de participer pleinement aux décisions qui affectent leurs territoires, leurs ressources et leurs modes de vie, en leur permettant d’accepter ou de refuser des projets
Le consentement préalable, libre et éclairé est un aspect central de la philosophie de l’ANAFAC, qui met l’accent sur le respect, la collaboration et la pleine participation aux processus décisionnels. Il est essentiel d’écouter les femmes autochtones pour comprendre leurs priorités et besoins spécifiques.
L’ANAFAC guide les parties prenantes de ses projets sur la manière de garantir le consentement préalable, libre et éclairé et de respecter les Procédures d’évaluation sociale, environnementale et climatique. De cette façon, les femmes autochtones peuvent définir leurs priorités et stratégies de développement.
En respectant le principe du consentement préalable, libre et éclairé et le droit des peuples autochtones à disposer d’eux-mêmes, l’ANAFAC améliore l’appropriation, l’efficacité et la durabilité et l’inclusité des projets et initiatives autochtones durable.