
812 000 arbres traditionnels plantés, 1 650 hectares de terres dégradées restaurés et des berges stabilisées : conduit en partenariat avec la Dynamique Locale de Développement et Droits Humains (DLDH) dans sept villages riverains du fleuve Congo, le projet a fait des femmes autochtones les principales actrices de la restauration.
Sept villages riverains face à la dégradation des berges
Le projet de restauration du paysage forestier côtier du fleuve Congo a couvert sept villages riverains situés dans les périphéries de la ville de Kindu, en province du Maniema : Makungu, Kiseke, Lwabondo, Sebu, Songwe, Fataki et Boso. Il a été exécuté en partenariat avec la Dynamique Locale de Développement et Droits Humains (DLDH).
L’intervention répondait à la dégradation accélérée des paysages riverains, provoquée par la déforestation, l’agriculture sur brûlis, la coupe de bois de chauffe et l’érosion des berges. Dans cette zone, la disparition du couvert arboré le long du fleuve n’est pas un problème écologique isolé : elle emporte la terre cultivable, fragilise les habitations proches de la rive et compromet les activités de pêche et de maraîchage dont dépendent les ménages.
Une restauration qui allie couvert forestier et stabilisation des berges
Le projet a combiné plantation à grande échelle, protection des rives et appui aux activités productives. Cette articulation vise à ce que la restauration ne soit pas seulement une opération de reboisement, mais une infrastructure vivante de protection du milieu et de sécurisation des moyens d’existence.
| RÉSULTATS PHARES DU PROJET | |
| Reboisement | 812 000 arbres traditionnels plantés |
| Terres restaurées | 1 650 hectares de terres dégradées restaurés et berges du fleuve stabilisées |
| Pépinières | 7 pépinières créées (une par village) |
| Compétences techniques | 50 femmes autochtones pépiniéristes formées |
| Maraîchage | 120 femmes autochtones petites productrices accompagnées |
| Bénéficiaires directes | 480 femmes et jeunes autochtones |
| Zones couvertes | Makungu, Kiseke, Lwabondo, Sebu, Songwe, Fataki et Boso (périphéries de Kindu) |
| Partenaire de mise en œuvre | Dynamique Locale de Développement et Droits Humains (DLDH) |
Des pépinières villageoises tenues par les femmes
La création de sept pépinières, une par village, et la formation de 50 femmes autochtones pépiniéristes constituent l’acquis le plus structurant du projet. En internalisant la production des plants au niveau villageois, l’intervention supprime la dépendance à des approvisionnements extérieurs coûteux et incertains, et installe localement la capacité de poursuivre la restauration au-delà de la durée du projet.
Ces pépinières sont également devenues des lieux d’apprentissage : sélection des essences traditionnelles, calendrier de mise en terre, entretien des jeunes plants et suivi des taux de reprise.
Le maraîchage comme réponse économique immédiate
L’accompagnement de 120 femmes autochtones petites productrices en maraîchage répond à une exigence de réalisme : la restauration d’un paysage produit ses bénéfices sur plusieurs années, alors que les ménages ont besoin de revenus dès la première saison. En sécurisant une source de revenus rapide, le projet réduit la pression sur les ressources forestières restantes et augmente les chances que les plantations soient protégées.
Au total, 480 femmes et jeunes autochtones ont directement bénéficié de l’intervention.
Perspectives
L’ANAFAC entend consolider ces acquis par l’entretien et le suivi des superficies restaurées, le renforcement des pépinières villageoises et l’extension progressive de l’approche à d’autres portions dégradées du corridor riverain. L’alliance remercie la Dynamique Locale de Développement et Droits Humains (DLDH) pour son partenariat, ainsi que les communautés des sept villages pour leur engagement.
| À PROPOS DE L’ANAFAC L’Alliance Nationale pour l’Adaptation des Femmes Autochtones aux Changements Climatiques (ANAFAC) est une organisation congolaise qui œuvre à la reconnaissance des droits des femmes et des jeunes filles autochtones, au renforcement de leur leadership et à leur pleine participation aux stratégies d’adaptation aux changements climatiques en République démocratique du Congo. Son action articule la défense des droits, le renforcement des capacités, la restauration des écosystèmes et le plaidoyer auprès des institutions locales, nationales et internationales. |
Équipe de communication ANAFAC
